Compte rendu du stage "Enseigner les SES en Seconde en Nouvelle Calédonie"

Enseigner les SES en Seconde en Nouvelle-Calédonie


29 et 30 juin 2006

La première demi-journée a été consacrée aux difficultés rencontrées en classe de seconde. Un tour de table a permis de faire un état des lieux.
L’après-midi, des groupes de travail ont été constitués pour réaliser des fiches de synthèses apportant certaines réponses aux difficultés mises en évidence le matin. La mise en commun s’est faite en fin de journée grâce au vidéo projecteur. Ce qui a permis une certaine discussion.

La deuxième journée, l’organisation du travail a été la même mais les
groupes de travail se sont penchés sur l’évaluation et les pratiques en TD.

Ces fiches, qui ne sont que le résultat du travail d’un groupe de 3 ou 4 collègues, ont pour objectifs de proposer quelques pistes pour orienter et harmoniser les pratiques, mais surtout de provoquer une réflexion personnelle et collective sur l’enseignement des SES en seconde. Elles sont contestables, amendables, évolutives …

LES DIFFICULTES RENCONTREES EN CLASSE DE SECONDE

- Le programme est infaisable compte tenu du nombre de thèmes à traiter et des difficultés de nombreux élèves. Le vocabulaire économique est spécifique mais en même temps se rapproche du langage courant. Les collègues se trouvent confrontés à un choix difficile : soit essayer de tout faire au risque de faire du « saupoudrage » de connaissances, soit approfondir certains thèmes en laissant de côté une partie du programme (quoi en particulier ?).
D’autre part, la dimension locale doit être intégrée mais à quel niveau ? Certains collègues pensent que les élèves de seconde doivent déjà avoir une ouverture vers la société française voire l’économie mondiale compte tenu des sujets de bacs mais il est difficile, notamment en Brousse, de ne pas partir des exemples de leur environnement immédiat.


LES PROPOSITIONS DES GROUPES DE TRAVAIL

Groupe 1  : Des éléments de réponses aux difficultés liées à l’implication, aux normes de travail, de comportement

- Objectif 1 : Comment lire et comprendre un document ?

— en deux phrases simples, présenter le document puis l’information essentielle (repères spatio-temporels)
— donner un titre et sous titre à un document
— comparaison de deux documents opposés ou complémentaires

Comment aborder les outils statistiques en classe de seconde ?

— de façon progressive lors des deux premiers trimestres
— de façon intensive au départ puis entraînement en cours et en TD tout au long de l’année

Comment intégrer le vocabulaire économique et social ?

— carnet de vocabulaire avec les notions essentielles, conservé (ou non…) jusqu’à la classe de terminale

- Objectif 2 : Comment motiver l’élève dans son travail personnel et lui permettre de gagner en autonomie ?

— reprise, sous forme de questions, du cours précédent (5 – 10 min) : soit un élève interrogé, soit des volontaires
— valoriser la participation active traduisant un travail personnel efficace de l’élève
— exposés en début de cours en rapport avec l’actualité
— pendant les DS : une question portant sur l’actualité bonifiée (DS noté sur 22)
— favoriser la régularité du travail et la continuité du programme : dans chaque DS, une question du ou des devoirs précédents est posée

- Objectif 3 : Comment inciter à la rédaction ?

— à chaque préparation (maison, cours, DS), travailler au brouillon pour mobiliser les connaissances et « traduire la pensée » à l’écrit

- Conclusion :

Si vous avez atteint les trois objectifs précédents, alors ne vous occupez plus de terminer le programme de seconde ! Votre mission est remplie !!

Autres difficultés non abordées :
Utilisation des NTIC, lenteur des élèves, hétérogénéité, problème de la langue…. Notre groupe se sent désarmé face à de tels soucis et aurait besoin d’une année supplémentaire de stage pour traiter ces questions au combien importantes.

Après discussion, certains collègues ont apporté d’autres réponses : concernant la lenteur des élèves, penser par exemple à faire des devoirs de 1h mais sur 10 points pour ne pas les stresser s’ils n’arrivent pas à gérer leur temps et en cours, préparer le maximum de fiches de travail à photocopier et à coller sur le cahier pour les mettre le plus vite possible et aussi souvent que possible en activité, donner des corrigés tapés à l’ordinateur pour éviter la prise de notes. L’hétérogénéité peut se gérer plus facilement en TD par un suivi individuel des élèves. Au niveau de la langue, s’assurer au moins que les élèves comprennent les mots en français avant de leur demander de travailler un document de SES…

Groupe 2 : Propositions pour traiter le thème « La production, un espace de relations économiques et sociales ».

(plan de cours, vocabulaire de référence, type de documents utilisés, intégration de la dimension locale…)

On peut commencer par définir la production au sens économique en reliant ce thème à celui de l’emploi (par exemple le travail domestique en rapport avec l’inactivité) en remettant en cause les représentations concernant le verbe « produire ». Pour les élèves, produire, c’est « fabriquer » quelque chose de matériel.

A partir d’une question simple comme « que produit-on ? » , distinguer les biens et services en faisant des exercices de classement (demander aux élèves par exemple de lister des produits ou choisir un document simple).

On évite de parler de biens de cf/ci/bien de production durable (trop difficile au départ) mais on aborde la production marchande et non marchande pour faire le lien avec les différentes organisations productives : distinction entre entreprise et administration.

On peut conclure que la production est la création de biens et de services (marchands et non marchands). Eviter le terme « richesses » qui peut-être ambigu ou faire la distinction : richesses sociales et richesses économiques pour faire la différence entre les activités reconnues au sens économique et celles qui ne sont pas reconnues (production domestique, construction de cases mélanésiennes dans le cadre familial par exemple).

- I) La diversité des organisations productives et leurs objectifs

C’est une partie assez longue qui est souvent rébarbative pour les élèves.

Il faut se méfier des manuels qui poussent à en faire plus que le programme. Les concepts clés sont : entreprise/administration/association

On peut demander aux élèves (par groupes) de faire des recherches, enquêtes sur chacune des organisations et faire des exposés pour montrer les différences. On évite de rajouter les mutuelles, coopératives qui alourdit le programme.

L’objectif est seulement de montrer aux élèves qu’on ne produit pas toujours dans une logique lucrative. Les administrations publiques permettent de commencer à aborder le rôle de l’Etat.

La distinction entreprise privée/entreprise publique est plus compliquée car elle fait appel à la propriété du capital et on ne l’a pas vue. Donc se contenter de dire qu’une entreprise publique appartient en totalité ou en majorité à l’Etat sans parler de capital.

Les statuts juridiques sont difficiles à traiter avec les élèves. On peut éviter les développements trop techniques. Dans le programme officiel, il est dit « on mentionnera l’existence d’entreprises de tailles diverses, d’entreprises individuelles et de sociétés ».

On peut donc donner quelques exemples et faire les exercices sur la taille avec le cahier d’activité page 18

On peut faire un exercice à trous pour récapituler avec les élèves les différents types d’organisations productives, la nature de leur production et les objectifs.

- II) La production dans l’entreprise

- 1) Pour produire, il faut des facteurs de production

A partir d’une question simple : « qu’est-ce qui est utilisé pour produire ? » on peut expliquer les facteurs de production. Il est nécessaire de partir d’un exemple concret, soit textes et images montrant des hommes au travail, soit un document montrant une activité productive utilisant des consommations intermédiaires, des travailleurs, machines…

Le facteur travail est plus facile car on peut relier au thème précédent : quantité de travail (qui produit ?) et qualité du travail (formation des hommes, expériences..) mais le facteur capital est plus complexe. Eviter de parler de « capital circulant » mais on peut commencer ici à aborder les CI (utilisées plusieurs fois). Préciser surtout que le capital ici renvoie aux biens de production durables et non au capital financier. Eviter le reste des définitions, non au programme et qui fait catalogue. Elles sont abordées en terminale !!

On peut aborder ce thème à partir d’un exemple concret : par exemple, les entreprises qui produisent le nickel en Nouvelle Calédonie.

Trouver des exemples d’acquisition de capital (exemple le four démag 10 de la SLN) et analyser les raisons de cet achat, faire le lien avec le progrès technique (investissement immatériel ) et enjeu pour la concurrence. On peut faire la distinction entre investissement de capacité créateur d’emplois (par exemple, la création de l’usine du Nord) et l’investissement de productivité (amélioration de l’outil de production plus efficace) qui peut détruire à court terme des emplois (robotisation). Ce qui peut permettre de faire la différence entre production et productivité (sans forcément faire le calcul à ce stade).

- 2) La valeur ajoutée, mesure de la production de l’entreprise

C’ est un concept très difficile à faire passer car les élèves confondent avec le profit. La difficulté est donc de comprendre la notion de « consommation intermédiaire ».

On peut partir d’un exercice simple et concret (fabrication de confitures,..) en expliquant comment on ajoute de la valeur aux consommations intermédiaires (dont la valeur existe déjà car elle a été créée par d’autres).

Se contenter de la valeur ajoutée dans l’entreprise et on peut montrer que son partage est conflictuel entre les salaires et les profits (surtout si on a fait avant les revenus, après le thème de l’emploi par exemple).

- 3) De la production à la productivité

On peut revenir ici sur la productivité du travail (abandonner le concept de productivité du capital ou globale des facteurs car trop dur pour les élèves de seconde) en montrant que la productivité peut se mesurer en valeur. Cette partie peut aussi être traitée en TD à partir d’un exemple concret.

- III) L’organisation du travail et relations sociales dans les unités de production

- 1) L’organisation du travail

Le concept d’organisation du travail peut être présenté en relation avec les facteurs de production, en particulier le facteur travail et son efficacité.

On aborde le taylorisme et la différence avec le fordisme . (Travail possible sur « Les temps modernes »).
Pour le post-taylorisme, on peut visionner une cassette vidéo sur « Renault » (cassette pédagogique) et montrer les changements dans l’organisation du travail.

- 2) Les relations sociales dans l’entreprise

On peut faire le lien avec l’organisation du travail en analysant les conditions de travail qui posent problème. Donc des conflits dans l’entreprise.

Se contenter des conflits du travail en prenant éventuellement dans la presse des exemples concrets, les élèves peuvent faire des recherches personnelles à partir d’une grille d’analyse des conflits : les acteurs, les motifs, les négociations, les solutions. Voir aussi cahier d’activité page 26, fiche 10 .

La représentation des salariés peut être abordée à ce moment là pour montrer en particulier le rôle d’un syndicat dans le conflit du travail et hors du conflit (lien avec les droits des salariés).
Souvent, faute de temps, on ne peut aller plus loin. On peut éventuellement montrer la hiérarchie du droit (contrat de travail, conventions collectives, législation du travail).

Groupe 3 : Propositions pour traiter le thème « La consommation, une activité économique, sociale et culturelle ».
(plan de cours, vocabulaire de référence, type de documents utilisés, intégration de la dimension locale…)

Réagir sur le thème du programme :
· La consommation : Pourquoi consomme t-on ? Que consomme t-on ?

Qui consomme ? Quels sont les critères de consommation ?

Quels sont les grands thèmes qui ont été abordés depuis le début de l’année et quels sont les liens que vous pouvez faire entre consommation et les termes suivants :

— Ménage,
— PCS,
— Actif et non actif,
— Salarié et non salarié,
— Production,
— Répartition de la valeur ajoutée.

Le terme revenu semble être au centre de la discussion, pouvez vous citer des exemples de revenus.

Une fois que la liste est au tableau, demander aux élèves de les classer en donnant leur origine

Travail ? Propriété ? Propriété et travail ? Sans travail ?

Nous allons essayer d’organiser votre réflexion en présentant les différents revenus.
Travail préalable à faire à la maison : Etude de cas : Rechercher les composants du revenu d’un ménage page 144 manuel : BELIN (2004).

ATTENTION : Il faut rajouter au texte les cotisations sociales.

Plan de cours :

- I - Différentes formes de revenu

- 11 Revenus primaires
— Du travail,
— De la propriété (capital),
— Mixte.
Donner une définition et un exemple pour chaque catégorie. Ce seul revenu vous permet il de vivre ?

- 12 Revenus de transfert

Origine : des droits obtenus, notion de redistribution ; donner une définition

- 13 Revenu

- II - Du Revenu global au revenu disponible : le rôle des prélèvements publics obligatoires
- 21. Les impôts
§ Sur le travail,
§ Sur le capital
§ Sur le bénéfice
Existe-t-il d’autres impôts ? Les amener à la notion d’impôt indirect

- 22. Les cotisations sociales

A partir d’un exemple de fiche de paie les amener aux notions de cotisations salariales et patronales.

- 23 . Revenu disponible

Définition et formule à retrouver dans le livre.

- III - Revenu et consommation : niveau de vie et mode de vie
- 31 Du revenu disponible à la consommation
— Que faire du revenu disponible ?
. Consommation,
. Epargne.
— Les différentes formes de consommation
. Des consommations individuelles
. Biens et services à définir
. Mais aussi les consommations collectives grâce aux impôts.
— Services non marchands,
— Biens collectifs.

- 32 Consommation et niveau de vie
— Qu’est ce que le niveau de vie ?
— Le revenu disponible,
— Le crédit,
— L’autoconsommation.
— Un niveau de vie sous influence
— La publicité,
— L’effet de signe : Imitation et distinction.
— Les prix.

Amener la notion de pouvoir d’achat en introduisant les notions de revenu réel, revenu nominal et inflation. (Voir document 2 page 145.)

2 ème JOURNEE

L’EVALUATION ET L’ARTICULATION COURS /TD

Le tour de table et l’analyse du questionnaire ont permis de mettre au jour une diversité des pratiques des collègues.

- Concernant les TD et plus particulièrement leur articulation au cours, on peut recenser plusieurs pratiques : soit le TD n’est pas forcément différencié du cours mais apparaît comme un approfondissement de certaines notions importantes, soit le TD est envisagé comme un moyen de favoriser l’apprentissage des savoir-faire (en particulier les outils de calculs, analyse de tableaux statistiques..), le travail de groupe, la recherche, les enquêtes ou encore le suivi individuel des élèves, tout cela grâce au petit effectif.

Certains collègues traitent certaines parties du cours plus techniques (la productivité par exemple) en TD ou encore profitent de réaliser une partie du programme qu’ils n’auraient pas le temps de traiter de toute façon en cours en TD sous une forme plus active (dossier de recherche par groupe sur la famille par exemple, la consommation grâce à un cd-rom…).

Certains collègues profitent des TD pour aborder la dimension locale notamment à partir du cahier d’activités propre à la Nouvelle Calédonie.

- Concernant l’évaluation, le nombre de contrôles par trimestre est de 2 ou 3 d’une durée de 1H à 2H selon les cas. Les savoirs et les savoir-faire sont évalués à partir de documents. La diversité des pratiques concerne plutôt le niveau d’exigence : certains collègues abordent la question de synthèse sous forme simplifiée en cours d’année, d’autres pensent que c’est prématuré. Tout dépend aussi du niveau de la classe. D’autre part, certains collègues évaluent aussi le travail à la maison, la participation orale…

Groupe 1 :Les grands principes de l’évaluation en SES en classe de seconde

L’évaluation doit évoluer au cours de l’année dans sa durée (contrôle de 1h ou 2h), sa forme et sa difficulté.
En effet, il ne faut pas décourager les élèves - tous doivent profiter de cette formation à la citoyenneté - mais à partir du deuxième trimestre, il faut sélectionner les futurs élèves de ES. C’est-à-dire les élèves qui ont acquis les compétences requises pour suivre en première ES.
Comment atteindre ces objectifs principaux ?
En construisant des contrôles qui évaluent plusieurs compétences :
- La maîtrise du vocabulaire (cf. notions essentielles du programme) : demander la définition de certaines notions vues en cours, retrouver la notion à partir de la définition, texte à trous, schémas d’implication …
· La maîtrise des savoirs faire : calculer, lire une donnée chiffrée, trouver l’idée principale, comparer, illustrer par des exemples…
· Progressivement arriver à ce que les élèves expliquent des mécanismes simples comme : faits – causes - conséquences, justifient un argument à partir d’une donnée chiffrée, comparent ou opposent deux logiques, fassent des liens entre plusieurs documents et arrivent en fin d’année à la réalisation de petites synthèses.
Ces contrôles doivent respecter certaines règles :
· proposer un barème et des consignes explicites (s’assurer de leur compréhension)
· prévoir des questions simples pour au moins atteindre 5/20, au début du contrôle (et de l’année) pour les mettre en confiance et ne pas les décourager
· éviter les questions comprenant plusieurs sous questions
· éviter les mots ambigus comme analyser, commenter …
· éviter les contrôles en deux heures au premier trimestre
· choisir des documents courts (un petit tableau statistique et un texte par exemple) surtout si le contrôle est prévu en 1h (qui en fait se réduit souvent à 50 mm)
Prévoir d’autres formes de contrôles pour pondérer les moyennes : travaux de groupes, de recherche, de préparation à la maison, intervention orale…

Groupe 2 :Evaluation type sur le thème de la production

Activité1 : évaluer les connaissances (6 points)
1. Définir (production marchande et non marchande)
2. Classer des propositions de biens et de services
3. Illustrer par des exemples les notions : administration-entreprise-association
Activité2 : évaluer la maîtrise des méthodes (9 points)
Partir de l’analyse d’un document : tableau, graphique…
1. Présenter l’environnement du document (titre, source, unités…)
2. Lire une donnée (espace-temps, objet étudié, unités)
3. Dégager l’idée générale du document (sens de la variation, tendance générale)
4. Calculer (mesurer en indiquant la formule)
5. Commenter le résultat en lui donnant une signification (préciser l’intérêt, le sens de la donnée, établir un lien avec les connaissances)
6. Activité3 : construire une synthèse (5 points)
Construire une synthèse en une dizaine de lignes en utilisant les réponses précédentes et vos connaissances personnelles
La discussion a porté surtout sur la dernière activité. En effet, il faut s’entendre sur la notion de synthèse. Il n’est pas possible de donner à des élèves de seconde des « questions de synthèse » type bac c’est-à-dire que l’on commence à travailler avec les élèves de première.
Autre proposition sur le thème de l’emploi
(Devoir prévu pour une durée de 1h)

EXERCICE
Evolution du nombre de salariés dans le secteur privé en Nouvelle Calédonie
1997 37 199
2000 41 247
2003 44 868
Source : Bilan économique et social Nouvelle Calédonie, 2003, ISEE.
· Donnez la définition d’un salarié. (1 point)
· Calculez le taux de variation du nombre de salariés entre 1997 et 2000, puis entre 2000 et 2003. (2 points)
· Comparez l’évolution du nombre de salariés entre les deux périodes à partir de vos résultats à la question précédente. (2 points)
ANALYSE D’UN TEXTE
A partir du document, répondez aux questions suivantes :
· Qu’est-ce que l’Agence pour l’emploi (APE) en Nouvelle Calédonie ? (1 point)
· Donnez un synonyme de « demandeur d’emploi ». (1 point)
· Donnez le mode de calcul de l’expression soulignée. (2 points)
· Pour chacune des données chiffrées, entourez en bleu les valeurs absolues, en rouge les proportions et en noir les taux de variation. (1 point)
· Calculez l’écart en coefficient multiplicateur entre le nombre de filles ayant obtenu leur baccalauréat et le nombre de garçons ayant obtenu leur baccalauréat en 2003 en Nouvelle Calédonie et faites une lecture de votre résultat. (2 points)
· Les femmes sont-elles plus ou moins touchées par le chômage que les hommes en Nouvelle Calédonie ? Justifiez votre réponse à l’aide d’une donnée chiffrée du document. (2 points)
· Rappelez la relation entre diplôme et taux de chômage vue en cours (2 points)
· Cette relation est-elle vérifiée si l’on compare la situation des hommes et celle des femmes sur le marché du travail ? Justifiez votre réponse. (2 points)
· Comment peut-on expliquer les inégalités entre hommes et femmes concernant le chômage ? (2 points)
Plus diplômées, les femmes pointent davantage
Les femmes sont plus diplômées que les hommes et s’inscrivent davantage comme demandeur d’emploi.
Selon une étude de l’Agence pour l’emploi (APE), la part des femmes s’inscrivant comme demandeur d’emploi s’est fortement accrue depuis 1998 : + 32,1 % en sept ans pour une variation de 25,6 % chez les hommes. Elles représentent 51,7 % des demandeurs d’emploi de la Nouvelle-Calédonie et 52,8 % en province sud. Il semble révolu ce temps où les jeunes femmes quittaient le marché du travail à l’âge de 25 ans pour se marier et élever leurs enfants. Un autre chiffre montre que chez les femmes, comme chez les hommes du reste, la plus forte variation d’inscription comme demandeur d’emploi se situe dans la tranche d’âge supérieure de 36 ans : + 82,9 % entre 2003 et 1996 contre + 47,1 % seulement chez les hommes.
Le fait qu’elles pointent plus souvent à l’Agence pour l’emploi ou dans un service provincial de l’emploi ne veut pas dire automatiquement que les femmes ont plus de difficulté à trouver du travail que les hommes. Ces dernières attendent parfois des occasions pour se remettre à pointer (l’annonce de la construction d’un site industriel par exemple).
L’étude réalisée sur les chiffres de 2003 par l’APE montre que les femmes sont plus diplômées que les hommes sauf dans la catégorie CAP. En outre, les jeunes filles sont presque deux fois plus nombreuses que les hommes à décrocher un baccalauréat (2 398 contre 1 243). L’écart se resserre un peu pour les Bac+2 (573 contre 426) et les Bac+3 (425 contre 334).
Davantage de bachelières mais dans quelles disciplines ? Souvent dans les filières de services (comptabilité, secrétariat) où la concurrence est rude et le taux de chômage plus élevé qu’ailleurs.
Source : Les Nouvelles Calédoniennes, 2005.

Groupe 3 :TD type : la consommation

Rappel des notions vues en cours
1) Complétez le schéma suivant sur la consommation :

2) Distinction entre niveau de vie et mode de vie :

CONSOMMATION
NIVEAU DE VIE MODE DE VIE
Recherche de documents (texte, photo, stat…) pour illustrer ce qui participe au niveau de vie :· Revenu · Crédit · Autoconsommation · Services collectifs · Prix Recherche de documents (texte, photo, stat…) pour illustrer ce qui participe au mode de vie : · Age, sexe · PCS · Taille des familles · Culture · Pub · Effet de signe

Groupe 4 : réflexions sur la science politique en première ES

Remarques générales :
· Risque de redondances par rapport à l’ECJS et à l’enseignement obligatoire (l’organisation politique)
· Certaines parties du programme, techniques et descriptives (aspects institutionnels de la démocratie), sont difficiles à faire passer
· Difficultés pour motiver les élèves car ils ne sont pas interrogés directement sur cette discipline au bac ; d’autre part, aucune continuité entre l’EDS première et terminale
· Comment faire apprécier la science politique à nos élèves mais aussi à nos collègues ??
Cette discipline présente cependant de nombreux avantages….Voici quelques pistes de réflexion :
· pas d’évaluation directe au bac donc pas de pression sur le programme, les méthodes, les évaluations…
· grande liberté par rapport aux thèmes et aux méthodes de travail
et quelques propositions :
· visites d’institutions locales ou non (tribunal, mairie, provinces)
· intervenants extérieurs (juge, cadre de la province, militants de partis politiques, élus locaux…)
· exposés (les différents partis politiques, les institutions calédoniennes, nationales et internationales…)
· création par les élèves d’un quatre pages d’information sur la représentation des élèves au lycée (le pouvoir dans l’école en début d’année) (élèves ! qui vous représente au lycée ?)
· un travail Internet à partir du site de l’assemblée nationale

Mise à jour :
15 mars 2009

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